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Zoom sur le métier d’intermittent du spectacle

Intermittent du spectacle : un métier, une passion, des pâtes au beurre…

Être intermittent du spectacle, c’est un peu comme être un super-héros… sans le costume moulant (quoi que). On alterne entre les périodes de gloire, sous les projecteurs ou derrière une console son, et les phases de méditation intense… sur le canap’, en jogging, devant une boîte mail vide.

Mais attention, ce n’est pas parce qu’on est « intermittent » qu’on ne travaille pas. Au contraire : on bosse par à-coups, à toute heure, dans des conditions bizarres, parfois payés avec une crêpe et un « tu vas voir, ça te fera de la visibilité ».

C’est quoi exactement ?

C’est un métier à mi-chemin entre saltimbanque, ninja administratif et funambule émotionnel. Tu joues, tu chantes, tu règles des spots, tu construis une scène… Puis tu redeviens humain lambda jusqu’au prochain appel. Et là, bim ! 3 jours de répète dans un hangar à Laval.

Pour avoir droit à l’intermittence, il faut accumuler 507 heures de travail en 12 mois. C’est un peu comme un jeu vidéo : faut farmer les contrats pour débloquer le niveau suivant (les allocations chômage). Sauf qu’ici, le boss final, c’est souvent France Travail.

Avantages du métier

Tu peux bosser en pyjama… si tu fais du doublage ou de la musique chez toi.

Tu rencontres des gens passionnants, fous, ou les deux en même temps.

Ton agenda est souvent vide… jusqu’à ce qu’il déborde comme un riz mal surveillé.

Tu développes une expertise hors-norme en café, en sieste stratégique et en adaptation de dernière minute.

Les galères au menu

Les « périodes creuses » : cette légende urbaine où tu as du temps, mais pas d’argent.

La paperasse : contrat, cachet, fiche de paie, congés spectacles, Urssaf, attestation, formulaire vert avec tampon bleu… Tu deviens un pro de l’administratif… à l’instant où tu craques et embauches un comptable.

Les phrases préférées de ton entourage :

– « Mais tu fais quoi VRAIMENT dans la vie ? »

– « Tu travailles pas aujourd’hui ? T’as de la chance ! »

– « Ah t’es intermittent ? C’est genre au chômage artistique ? »

Être intermittent, c’est…

… survivre grâce à ta passion, te lever à 4h pour monter une scène dans la boue, puis te coucher à 4h après un concert magique. C’est jongler entre l’euphorie d’un festival et le désert affectif d’un mois sans contrat. C’est dire à ta grand-mère que « non, ce n’est pas que temporaire » et à ton banquier que « oui, ton métier existe vraiment ».

En résumé

Intermittent du spectacle, c’est un peu comme être dans un groupe de rock :

On rame, on trime, on doute… mais on kiffe.

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